En juin 2026, CM Event & Coaching disparaît. À sa place : Charlotte Beuvelet – Wedding & Event Planner. Un changement de nom qui peut sembler anodin de l’extérieur. Mais derrière ce glissement vers un prénom et un nom, il y a vingt ans d’un métier vécu à 100%, 208 mariages organisés, et une femme qui a décidé d’arrêter de se cacher derrière ce qu’elle fait.
Cet article, je l’écris pour vous expliquer ce que cette transition signifie vraiment, pour moi, pour mon travail, et pour les couples qui me confient le jour le plus important de leur vie.
Pourquoi changer de nom quand tout va bien ?
C’est la première question que l’on me pose. Et c’est une bonne question.
En 2019, j’ai fait quelque chose d’assez rare dans l’entrepreneuriat : j’ai vendu ma première agence Com’une Orchidée alors qu’elle fonctionnait parfaitement. Pas par lassitude. Pas par nécessité financière. Parce que je ressentais le besoin d’évoluer, de me repositionner, d’aller vers quelque chose de plus large que l’organisation pure. C’est comme ça qu’est née CM Event & Coaching.
Cette nouvelle structure m’a permis d’ouvrir un autre chapitre : la transmission. Je suis devenue vice-présidente de l’Assocem, l’association professionnelle de référence dans le secteur du mariage. J’ai co-fondé l’EFMM, l’École de Formation aux Métiers du Mariage, avec la conviction qu’il fallait former la prochaine génération de wedding planners avec plus d’exigence, plus d’humanité, et plus de sens du long terme.
Mais voilà : CM Event & Coaching ne me ressemblait plus tout à fait. Ce sigle, pratique et neutre, avait l’avantage de tout dire sans trop s’exposer. C’est précisément ce qui m’a fini par gêner.
Porter mon prénom et mon nom aujourd’hui, c’est dire quelque chose de précis : ce que je crée porte ma vision, mon regard, mon niveau d’exigence. Et ce niveau a un nom.
20 ans, 208 mariages : ce que ça m’a appris
Je suis wedding planner depuis 2006. À l’époque, le métier était encore émergent en France. Pinterest n’existait pas. Instagram non plus. Les couples arrivaient avec une émotion à traduire, pas avec des moodboards de 300 photos. Et honnêtement ? C’était souvent plus facile de travailler à partir d’un ressenti brut que d’une référence visuelle ultra-précise.
En vingt ans, j’ai organisé 208 mariages premium, pour des budgets allant de 50 000 à 1 000 000 d’euros, à Paris, en Île-de-France, partout en France et à l’étranger. J’ai traversé toutes les mutations de ce secteur : l’irruption des réseaux sociaux, la démocratisation du mariage multi-culturel, la pandémie, le renouveau de la cérémonie laïque, la montée en puissance de l’écoresponsabilité.Ce que ces 208 mariages m’ont appris, c’est une seule chose, répétée à l’infini sous des formes différentes : le véritable luxe d’un mariage, c’est de permettre aux mariés de vivre pleinement chaque instant. Pas de se souvenir que les fleurs étaient belles. Pas d’avoir été impressionnés par leur propre décoration. Mais d’avoir été présents, sereinement et joyeusement.
Toute ma façon de travailler découle de là. La fluidité, le calme apparent, la capacité à rendre invisible la complexité organisationnelle : c’est une philosophie, mais aussi une technique.
Ce que ce changement de nom implique concrètement
Soyons clairs : Charlotte Beuvelet – Wedding & Event Planner, ce n’est pas un rebranding marketing. Je n’ai pas recruté une agence de communication pour rafraîchir mon image. C’est une décision profondément personnelle, prise après avoir passé deux décennies dans les coulisses des émotions humaines.
Ce que ça change pour vous, couples : rien dans la qualité du travail fourni, dans l’accès aux prestataires, dans la méthode. Ce qui change, c’est la lisibilité. Quand vous contactez Charlotte Beuvelet, vous savez exactement à qui vous parlez. Pas à une structure, pas à un sigle : à moi.
Ce que ça change pour moi : tout, en réalité. Assumer son nom dans un secteur aussi concurrentiel que le mariage premium à Paris, c’est un acte. C’est décider de ne plus se cacher derrière ce que l’on fait, mais d’être là où l’on est. Après vingt ans à bâtir une légitimité mariage après mariage, je me sens enfin prête à l’incarner pleinement.
Il y a quelque chose d’assez libérateur dans ce geste. Les entrepreneures qui ont changé de nom de marque au cours de leur carrière le diront toutes : ce n’est jamais une décision purement esthétique. C’est souvent le moment où l’on arrête de se demander si on a le droit d’être là, et où l’on commence simplement à être là.
Le marché du mariage en 2026 : ce que j’observe depuis 20 ans de terrain
Je ne serais pas honnête si je ne glissais pas ici quelques observations de fond sur le secteur. Ces vingt ans m’ont donné une position d’observatrice privilégiée, et je crois que ça mérite d’être partagé.
La cérémonie laïque est devenue la norme. En 2006, la cérémonie religieuse structurait encore la quasi-totalité des mariages que j’organisais. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. Ce basculement a profondément transformé le métier : il a ouvert un espace de création illimité. Le texte, la musique, les rituels, tout se réinvente. Les couples n’exécutent plus un script, ils écrivent leur propre histoire.
L’esthétique a radicalement changé. En 2006, plus c’était chargé, mieux c’était : nappes brodées, bougies à l’infini, arches fleuries du sol au plafond. Aujourd’hui, les couples font le chemin inverse. Le quiet luxury s’est imposé dans toute la scénographie nuptiale : un seul bouquet sculptural, des matières nobles, une lumière soignée. L’élégance s’est faite discrète, et elle résonne beaucoup plus fort.
Le mariage est devenu un événement total. La mutation la plus profonde n’est pas esthétique, elle est philosophique. Les couples ne veulent plus organiser une belle fête. Ils veulent créer une expérience mémorable pour eux et pour leurs invités. On est passé du mariage que l’on regarde au mariage que l’on ressent.
C’est précisément dans cet espace, celui de l’expérience vécue, de l’émotion préservée, que mon travail prend tout son sens.
Ce que « premium » signifie vraiment dans mon travail
Le mot « premium » est souvent banalisé dans le secteur du mariage. Il faut donc être précis.
Dans mon travail, premium ne signifie pas forcément le budget le plus élevé. Cela signifie une exigence absolue sur l’expérience vécue. Cela signifie un soin particulier porté à ce que ressentent les invités, pas seulement les mariés. Cela signifie une organisation si millimétrée qu’elle se rend elle-même invisible le jour J.
Quand un prêtre oublie d’ouvrir l’église, quand une panne d’électricité s’invite en plein dîner, quand un orage violent bouleverse la scénographie extérieure prévue de longue date : c’est là que le travail de fond paie. Trouver une solution en 90 secondes tout en restant parfaitement calme pour les mariés : c’est ça, le métier dans sa réalité.
Pour les couples qui cherchent une wedding planner à Paris ou en Île-de-France, je vous invite à découvrir mes prestations d’organisation de mariage pour comprendre comment j’aborde concrètement chaque projet.
Un grand merci à Christelle de Crème de Papier pour avoir donné vie à cette nouvelle identité visuelle avec autant de justesse et de sensibilité.


À propos de l’auteure :
Charlotte Beuvelet est wedding planner à Paris et directrice de Charlotte Beuvelet I Wedding & Event Planner, spécialisée dans l’organisation de mariages élégants et sur-mesure.
Depuis 2006, elle accompagne des couples exigeants en Île-de-France et à l’international, avec une approche structurée et rassurante.
Vice-présidente de l’ASSOCEM et co-directrice de l’EFMM, elle forme également les futurs professionnels du secteur.
Ses conseils ont été relayés dans Elle, Madame Figaro, Capital et Le Point.
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